Tricopathe

Aujourd’hui je vous propose un article un peu particulier puisque je ne vais pas vous présenter de nouveauté mais je vais parler tricot, ou plus particulièrement de mon apprentissage.

Depuis quelques temps le tricot prend de plus de plus de place dans ma vie mes loisirs. Alors que j’étais une inconditionnelle de la couture, que j’aimais la rapidité avec laquelle je pouvais me coudre un vêtement à mettre dès le lendemain, j’en suis venue petit à petit à aimer prendre mon temps. C’est le principal reproche que je faisais au tricot : sa lenteur parce que même en étant super rapide, le tricot ne sera jamais aussi rapide qu’une couture et il faut dire que je ne suis pas particulièrement quelqu’un de patiente. Et pourtant dernièrement je ne fais pratiquement que ça. J’ai bien quelques projets coutures en tête, il y en a même un de découpé mais quand je dois choisir je choisi dans 99% du temps mon tricot.

IMG_3329Ma collection de pull et gilet maison

J’ai commencé à tricoter il y a quelques années, 9 – 10 ans et ce grâce à ma copine Valérie qui tricotait elle même et était à l’école de notariat avec moi (merci ma belle 😉 ) Je commençais déjà à coudre quelques sacs, pochettes à l’époque et j’ai eu envie de me lancer dans une autre activité en parallèle. Je suis donc allée acheter des aiguilles chez Phildar et de la laine, je suis allée sur internet pour regarder des vidéos sur comment monter des mailles, comme tricoter du point mousse, du point jersey et c’était parti j’étais lancée. Puis je me suis fait offrir pour un de mes anniversaires pleins de pelotes de laines pour me tricoter une couverture multicolore. Dans la réalité cette couverture n’a jamais vu le jour parce que tricoter des carrés en jersey ça n’a absolument rien d’intéressant je vous assure.

J’ai laissé tomber pendant quelques temps avant d’y revenir quand j’ai découvert l’univers de La poule à petits pas avec ses superbes châles. Et je m’y suis remise, j’ai acheté de la laine à la Droguerie, un kit knit pro en bois, j’ai découvert l’univers de Ravelry et j’ai tricoté mon premier ouvrage le Textured châle qui m’accompagne encore l’hiver. J’en ai tricoté pour ma famille également, puis des bonnets et enfin des gilets…

Ce que l’histoire ne dit pas c’est qu’à cette époque je ne tricotais pas d’ouvrage non traduit en français donc j’étais « limitée » aux ouvrages phildar qui se tricotent en plusieurs pièces et je n’ai réussi à finir aucun des nombreux ouvrages que j’ai commencé. A cette époque le tricot était pour moi une frustration. J’avais envie de faire pleins de modèles mais c’était tellement long que je n’ai jamais eu la patience de finir un ouvrage en entier. C’est fou quand j’y repense, je me rappelle avoir acheter de la laine pour tellement de projets, commencer à tricoter une partie ou une pièce et abandonner parce que ça n’allait pas assez vite pour moi ou parce que la perspective de devoir assembler les pièces me refroidissait. Je dé-tricotais, j’entassais ma laine et je mettais de côté.

Et puis un jour Nadia alias NCL knits (anciennement Itty Bitty Blog), que je suivais en bavant devant mon ordinateur, à sorti son ebook Emmitouflage(s) avec Solenn Couix-Loarer. Je l’ai de suite acheté et je me suis mise assez rapidement au tricotage du gilet Cosy (Me). J’ai découvert la joie de tricoter des modèles en une seule pièce, sans couture et tellement simple à comprendre! J’avais l’impression qu’on me prenait par la main et qu’on m’accompagnait tout le long de l’ouvrage. Une révélation je vous dit…

Et depuis je continu à tricoter. Pas forcément à la même fréquence, plus par moment mais toujours avec du plaisir et de moins en moins de frustration.

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Gilet Cosy (me) et Lucky (me) issu du livre Emmitouflage(s)

A un moment donné s’est posé la question de tricoter des modèles en anglais. Je sais que vous êtes très nombreuses à ne pas être à l’aise avec les tricots en anglais mais je vous assure qu’il n’y a pas de raison. Je ne suis absolument pas bilingue, loin de là et pourtant je me débrouille très bien. Maintenant c’est sûr que ce n’est pas toujours facile mais quand j’ai un soucis de traduction, quelque chose que je ne comprends pas, google traduction est mon ami 😉
Si vous ne connaissez pas le site In the loop, qui a ouvert il y a quelques années et qui malheureusement à fermer depuis (quel dommage j’adorais ce site), je vous renvoi vers deux articles qu’ils ont rédigé sur le tricot en anglais qui vous explique comment s’en sortir. Ces articles sont vraiment très bien fait : ICI et ICI (d’ailleurs ils ont également fait toute une série d’articles sur le fonctionnement de Ravelry qui sont juste géniaux).

Pour commencer je ne peux que vous conseiller de choisir un modèle assez simple, dans une construction que vous connaissez déjà et lancez vous parce qu’une fois qu’on y a goûté on ne peux plus s’en passer… En plus je trouve le choix des modèles anglais tellement plus nombreux que ceux français que je trouve dommage de se limiter à cette « simple » barrière de la langue qui peut être contourné avec un lexique et un peu de réflexion ^^

Et si, même comme ça vous ne vous sentez pas de vous lancer, j’ai découvert il y a peu de temps que le site Annette Petavy Design vendait certains patrons anglais avec une traduction française. C’est le cas pour le livre dont est issu mon pull Imogen adoré …

IMG_3355Mon pull Imogen

Avec le temps je commence à avoir une petite collection de pull/gilet fait main et je les aime tous beaucoup. Il faut dire que vu le temps que je mets à les tricoter j’ai tendance à en prendre soin… C’est ce qui me plait aussi dans le tricot, ça prend tellement de temps à faire une pièce que je réfléchi beaucoup au modèle que je souhaite faire ainsi qu’à la laine que je vais utiliser. Je n’hésite donc pas à passer des heures à rechercher la laine que je veux pour un modèle ou quel colori irait le mieux avec le reste de ma garde robe.

Il y a quelques exceptions bien sûr, quelques tricots que j’ai fait sans trop y réfléchir mais dans l’ensemble je suis très satisfaite de mes ouvrages que je porte souvent. Pas forcément tous les hivers mais pour rien au monde je m’en séparerait.

Maintenant il arrive aussi qu’un tricot tourne à la catastrophe et quand je dis ça ne pense à mon Pull Elinor… Ce tricot qui m’avait demandé tellement d’énergie, tellement de patience, dans une laine que j’adorais et qui au premier passage en machine s’est retrouvé feutré.

IMG_3337Pull Elinor feutré Paix à son âme

Une de mes plus grande déception. Ce pull que j’aimais tellement, que j’ai porté une fois, que j’ai passé en machine et qui est ressorti tout riquiqui, tout feutré. Je vous jure que j’en ai pleuré.

Alors certaines me diront qu’en théorie un tricot maison doit être lavé à la main mais dans la pratique quand en plein hiver ton tricot met 4 jours à sécher à plat sur une serviette au milieu de ton salon, qu’à force il commence limite à avoir une odeur d’humidité et bien dans ce cas là je vous assure que vous n’avez plus du tout envie de tricoter des pull fait main.

Donc moi n’en déplaise aux puristes, mes tricots passent à la machine à laver en programme « Laine 40 degrés » essorage 1000 tours par minutes. Jusqu’à Elinor (comprendre avec mes gilets cosy me et lucky me) je n’ai eu aucun soucis mais j’avoue que depuis je fais un peu plus attention.

Ce qui nous amène à la question de l’échantillon. Avec le temps j’ai appris que cette l’étape « échantillon » était devenue obligatoire. Déjà pour savoir si ma laine, qui dans 80% des cas n’est pas la même que le modèle d’origine, allait convenir, mais également pour savoir si mon futur ouvrage demanderait un entretien particulier. En effet j’ai pris l’habitude depuis Elinor de tricoter mon échantillon et de le passer ensuite en machine.

Cette étape me permet de connaître exactement la mesure de mon échantillon parce qu’il faut savoir que pour bien mesurer un échantillon il faut que celui ci soit bloqué (comprendre lavé et séché à plat) mais il me permet aussi de vérifier si ma laine passe bien en machine, si elle ne feutre pas. 😉

IMG_3344En haut l’échantillon du gilet Rosemont, en blanc de mon Coastal pullover (en cours) et en bleu de mon Lilian cardi (en cours)

Au final je trouve que le tricot demande beaucoup de travail, c’est long mais c’est une passion qui à l’avantage de pouvoir être pratiquée facilement, un peu partout et c’est ce qui me séduit de plus en plus.

Voilà j’avais envie de partager tout ça avec vous depuis un moment parce que comme je l’ai dit au tout début de ce post, le tricot commence à prendre de la place dans ma vie. J’avais envie de vous expliquer mon parcours, ce que j’ai appris, mes déceptions, mais je voulais aussi, pour toutes celles qui ne s’y sont pas mises, vous donner envie de vous lancer parce que le tricot c’est long mais c’est aussi hyper gratifiant.

En définitif ce qu’il faut retenir :

  • choisissez une jolie laine pour commencer dans un colori assez neutre, faites vous plaisir parce que vous allez y passer du temps
  • choisissez un beau modèle, pas trop compliqué mais un modèle qui vous plait, qui vous obsède et que vous aurez envie de tricoter parce qu’il faut être patient et persévérant
  • ne tricotez pas de couverture composée de carrés ça va vite vous lasser
  • prenez de bonnes habitudes, tricotez un échantillon et lavez le en machine parce que vous allez voir que ça va vite vous gonfler de laver vos tricots à la main
  • et ne renoncez pas si survient une difficulté

Je vous laisse avec une dernière photo, en avant première, de mon dernier tricot qui attend d’être pris en photo pour vous récompenser d’avoir lu jusqu’au bout…

N’hésitez pas à me raconter votre parcours j’adorerais vous lire.

IMG_3357Béatrice Cardigan 

32 commentaires sur “Tricopathe

  1. Mai dit :

    Joli billet de passionnée du tricot! Comme je te comprends. Je n’ai pas ton experience en couture et selon les modeles ça peut me demander beaucoup de temps et d’énergie (toile quasi obligatoire vu ma morpho entre 3 tailles, sortir tout le matériel…). Si la couture est gratifiante par sa rapidité (relative), je préfère comme toi tricot dans 99% des cas car je trouve que ça detend beaucoup plus et je prends un grand plaisir a toucher la laine en ne pensant a rien d’autre. Pour ce qui est de mon parcours, je m’y suis mise qlors que j’etais en stage en amerique du sud et n’avais pas trop le moral. Ma mère m’a envoyé un coli avec une belle pelote, des aiguilles et elle m’a montré les bases sur skype! Depuis je ne me suis pas arrêtée et parlant assez bien l’anglais, les yo et ktog ne me font pas trop peur. dailleurs au choix je prends les explications en anglais maintenant, j’ai l’impression qu’elles sont plus synthetiques. Allez apres ce commentaire-pavé je te souhaite une bonne soirée (et un bon tricot!)

  2. Frédérique Chochon dit :

    Une merveille ton dernier ouvrage!!!!! Quand je vois ce que tu fais tu me donnes envie de m’y mettre plus souvent et d’essayer les patrons anglais!!!!! C’est pas peu dire!!!!! Je suis nulle de chez nulle en anglais!!!
    Pour ma part, j’ai découvert le tricot quand j’avais 25 ans et que n’ayant pas énormément d’argent je voulais faire un cadeau pour une amie lors de la naissance de son premier enfant!!! C’est ma belle-mère qui m’a donné les premières explications et ensuite je me suis formée toute seule avec Bergère de France et son catalogue de laine pour mon premier pull irlandais et ses torsades!!!! Comme j’aime les torsades!!! ❤️❤️❤️ J’ai beaucoup tricoté pour mes enfants petits et puis maintenant ce n’est que pour moi et mon plaisir!!!! Je retiens ton idée de faire et de laver les échantillons , je ne les fais jamais et j’ai eu quelques déconvenues !!!!! Continue à nous régaler avec tes articles et je trouve que tu n’es plus si « Tortue » en tricot!!! C’est épatant !!!

  3. Aurélie dit :

    Bonjour,
    Je tricote depuis que j’ai 10 ans, ma mère tricoté beaucoup et nous a appris quand on été gamine à mes sœurs et à moi. J’ai arrêté pendant quelques années et repris de plus belle. J’ai toujours au moins un tricot en marche quand ce n’est pas deux ou trois…. Le seul point ou je ne me suis pas encore essayer c’est le point ajouré, d’ailleurs ton dernier pull est super joli.
    Je dois dire que tu m’as donner envie d’aller voir les modèles en anglais. Il va falloir que je me penche sur le cas, moi je restais assez traditionnel avec des modèle phildar ou bergère que je modifié à ma convenance.
    Bonne journée et bon tricot.

  4. Magalo dit :

    Bravo pour tous ces jolis tricots! Je me suis reconnue dans ta description des nombreux projets entassés qui ne verront jamais le jour Et je suis complètement d’accord avec toi, commencer avec une couverture est le meilleur moyen d’abandonner à tout jamais!!! Par contre je fais encore partie de celles qui ont peur de se lancer dans le tricot en anglais et j’avoue…je ne fais pas souvent d’échantillons…. Ou alors vite fait sans passage machine bu blocage. Je vais peut être changer cette mauvaise habitude… Et sinon tu as essayé le tricot des chaussettes???

  5. Chloé dit :

    J’ai trouvé ton article très touchant, d’une grande délicatesse. On sent vraiment que le tricot occupe une place de plus en plus importante dans ta vie ! J’avoue que de mon côté, je suis d’abord tricoteuse (à tendance tricopathe, puisque c’est une activité à laquelle je me consacre dès que j’ai un moment, même au boulot ^^) puis un peu couturière. Bizarrement le tricot, bien qu’un peu « lent » puisque le temps de réalisation d’un ouvrage peut être long, est beaucoup plus rassurant que la couture, qui va trop vite à mon goût, par moments. C’est d’ailleurs pour ça que maintenant, je mets mille ans à coudre un top, parce que chaque étape, même facile, est importante et doit être traitée avec attention et passion. J’aime beaucoup toucher et regarder de beaux tissus, mais je trouve que ce contact est moins « charnel » qu’avec la laine, où je peux passer de longues minutes à admirer un écheveau sous toutes ses coutures, le caresser, apprécier toutes ses nuances lorsqu’il s’agit d’un fil teint à la main 😉 À mes débuts de tricot, j’ai connu Phildar et des déceptions, mais depuis je m’applique davantage et essaye de trouver des modèles qui correspondent à ma morphologie et à mes goûts (comme toi, je visualise mon dressing pour voir avec combien de vêtements mon nouvel ouvrage sera compatible). J’adore le tricot en circulaire, c’est tellement ingénieux que ça en devient amusant ^^ Hâte de voir ton nouveau gilet en entier du coup 🙂

  6. Tachalili dit :

    J’ai essayé le tricot… Premier handicap, je suis gauchère et pour trouver une gauchère pour m’apprendre bin accroche-toi… J’ai eu droit à « ah bin t’as qu’à regarder les explications dans un miroir… ». Mais bien sûr! Je défis toute droitière de faire la même chose avec une tricoteuse gauchère et on en rediscute 😉
    Du coup, j’ai appris en droitière et franchement, c’est tellement long! 2h pour faire très peu de rang et même pas sur un truc d’adulte hein, juste sur une robe riquiqui pour ma choupette de 2 ans à l’époque. Du coup j’ai laissé tomber. Je laisse ça à ma chouette belle-maman mais j’avoue que quand je vois les jolies choses que tu tricotes et toutes ces belles laines que je vois passer sur IG, ça me démange. Là j’ai décidé d’essayer le crochet. On verra bien. Qui sait, peut-être qu’un jour je m’y remettrai 🙂

  7. chanbreg dit :

    bonjour, je tricote et couds depuis de nombreuses années et mes projets s’entassent, surtout depuis internet qui m’a ouvert encore plus les portes ainsi j’ai « appris » à tricoter avec des modèles expliqués en anglais , au début il m’a fallu m’habituer à « déchiffrer », mais la barrière a été relativement vite sautée, aujourd’hui, je peux dire que je tricote directement, je n’ai plus l’impression de traduire dans ma tête ni par écrit, c’est automatiquement acquis, cela valait la peine de faire les premiers pas, j’ai moins d’attirance pour les modèles écrits en allemand (pourtant c’était ma 1ère langue au lycée)
    je te remercie ainsi que toutes les tricoteuses d’aujourd’hui qui nous font découvrir de nouveaux modèles testés et avec de nouvelles techniques et rendus et de nouvelles formes de construction qui sont fort intéressantes et changent des modèles Phildar et bergère de france
    Aujourd’hui, il y a quelque chose d’épuré et de réfléchi à la fois dans le tricot et la couture et cela me plait
    tu as raison de les encourager!

  8. angeeza dit :

    Très jolie collection ! Mon préféré c’est le lucky ? . Très beau travail de torsades. Il doit être bien chaud et confortable ! Ma designer préférée du moment est Judy Sur mes aiguilles, Black Wattle. J’adore ses modèles asymétriques, j’en suis au deuxième ! Bonne continuation, et merci pour le partage !

  9. Nanousabkarine dit :

    Le tricot je suis une fan , j’ai 67 ans et j’ai commencée à 8 ans et depuis j’ai toujours tricotée , pour mes enfants , petits enfants et maintenant pour mon arrière petite fille qui à 5 ans et qui va avoir une petite soeur , et là je tricote la layette.J’aime bien tes modèles je connais Raverly il y a plein de modèles sympa.J’ai aussi plein de modèles que j’aime de « une poule à petits pas » qui à des modèles toujours beaux et simple à tricoter .J’aime bien ton pull Lucky.
    Je fais aussi beaucoup de couture mais l’avantage avec le tricot c’est que tu peux tricoter dans le train , en voiture ( quand tu ne conduis pas!!!!!!!! bien sur
    Bon tricot

  10. mirza dit :

    J’ai commencé à tricoter petite, et ça me semblait vraiment vraiment trop lent (surtout en aiguilles 3…). J’ai repris au lycée, car j’avais une copine qui ne portait que des pulls & bonnets qu’elle se tricotait sans patrons. Elle avait une classe folle ! Et je me disais que c’était dommage de savoir tricoter et de ne pas faire pareil, alors avec des copines on s’est (re-)mises au tricot, on les trimbalait partout, c’était assez drôle. J’ai fait beaucoup de bonnets que j’ai offert à tout le monde. Ensuite, j’ai fait 2/3 pulls qui une fois finis n’étaient pas si géniaux (laine trop épaisse, laine trop lourde, …). Puis j’ai fait 2 découvertes qui ont un peu révolutionné ma vie (au moins), j’ai mis les pieds dans un magasin de tricot qui n’était pas phiphi et la vendeuse m’a orienté vers des aiguilles en bambou. Révélation! Je n’ai plus eu mal partout, je ne perdait plus mes mailles, etc. Et un peu plus tard, une amie m’a dit qu’elle tricotait devant des séries. Mamamia, summum de la révélation!Jusqu’à là, je trouvais le tricot assez vite ennuyeux, et puis après ça plus du tout, c’était l’activité parfaite!
    Ensuite, un peu comme toi, j’ai découvert une poule à petits pas, et sa copine 22 rue. Je n’en revenais pas de leurs réalisations, je suis passée aux tricots en rond, en anglais, tout le tintouin. Et c’est franchement pas mal.
    Ces derniers temps, je délaisse aussi un peu la couture, car prendre son tricot demande aucune préparation, aucune mise en place, ça peut être pour 5minutes seulement, et puis je peux être confortablement installée dans mon canap. je crois que la vraie raison c’est que je suis fainéante 🙂
    Bon, et puis je ne tricote pas très vite, mais finalement, je tricote en quantité raisonnable, et je ne sais pas trop ce que j’irais faire de 3 pulls supplémentaires par an…

  11. beige cannelle dit :

    J’ai l’impression de tricoter depuis toujours, même si je n’ai finalement pas tant de pièces que ça à exhiber. Mon premier vrai pull, c’était au collège. En mohair, la super idée pour commencer ! on voit rien du tout … impossible à défaire ! Au lycée, quand je tricotais à l’internat, j’attirais à la fois moqueries et admiration. C’était il y a plus de 20 ans … Je m’étais tricoté un maxi pull bien loose, bien long et bien uniforme, en 100% acrylique (ça devait être tout ce que j’avais trouvé à la maison) en aiguilles n° 2,5. Sans modèle, juste avec quelques indications de ma mère pour le raglan. Maintenant que j’y repense j’avais eu une sacré persévérance. Je l’ai porté, porté, porté …
    Et puis j’ai un peu lâché : assez pointilleuse, je n’étais jamais satisfaite de mes ouvrages et ne les portais presque pas. Alors j’ai travaillé pour mes frères, mon mari aussi. Toujours sans grande conviction du résultat.
    Jusqu’à ce que je découvre le tricot en anglais il y a une dizaine d’années. Je suis tombée sur le sunrise circle jacket de Kate Gilbert, et mon sang n’a fait qu’un tour. Il me le fallait. J’ai mis beaucoup de temps à faire des recherches, et je suis tombée sur les points dentelle, sur les aiguilles circulaires, plein de façons de monter ou arrêter les mailles, les rangs raccourcis, les pull one-piece, les belles matières ! Tout ça était tellement nouveau pour moi, que ça m’a ouvert un tas d’horizons que je ne suis pas prête d’avoir explorés. Le plus drôle, c’est qu’à chaque fois que je suis emballée par un nouveau truc et que j’en parle à ma mère, elle me répond « ma maman faisait ça oui ». Je crois qu’on a perdu énormément en classant le tricot « ringard » pendant plus d’une génération. Je trouve maintenant que tricoter « en anglais » est beaucoup plus naturel qu’en français. Même quand il est traduit, je préfère suivre un modèle en anglais.
    J’ai tricoté mon sunrise, mais je ne le porte pas. Par contre, Wisteria (de la même créatrice) ne me quitte plus de l’hiver. Je suis fan aussi de Norah Gaughan qui utilise toujours aussi des construction originales. J’ai lu plein d’ouvrages techniques (d’ailleurs, j’ai lu qq part qu’il fallait éviter le point mousse sur les côtés d’un échantillon : même si ça a un côté pratique qui « aplatit », il semblerait aussi que ça modifie légèrement le nombre de rangs du jersey parce que ça le « tasse ». Mais je ne saurais plus citer mes sources …)
    Je me suis essayée aux bonnets, aux gants, aux jouets. Maintenant j’ai envie aussi d’inventer mes modèles. J’ai fait un bonnet-renard pour ma fille cet hiver, j’ai envie de le retravailler pour le présenter sur Ravelry. On verra !
    J’aime la couture pour son côté efficace, et j’aime le tricot pour son côté transportable, et aussi parce que ce n’est pas irréversible comme la couture. On peut toujours défaire et refaire jusqu’à être satisfait. Quand un tissu est coupé, ma foi … si la taille n’est pas bonne c’est fichu !

  12. Marion.scribounette dit :

    Salut Sandra !
    Super ce poste !! J’ai appris à tricoter il y a plus de 15 ans maintenant et j’ai tricote une écharpe et son bonnet, un pull pour moi (vert pomme trop petit) et un pull pour mon mari (aubergine – c’est lui qui a choisi la couleur, avec les 2 manches pas de la même longueur) et j’ai arrêté (le pull trop petit et les manches ont eu raison de ma volonté) je m’y suis reellement mise dans le train pour aller travailler il a 6 ans maintenant. J’ai re-commencé par une couverture avec seulement une couleur mais plein de motifs pour jouer un peu puis je suis rapidement passée a un gilet puis un pull.
    Effectivement il ne faut pas s’arrêter à la langue. Un tricot en anglais ce comprend très facilement ! Je réfléchie z mon prochain tricot rosemont ou cosy.
    Marion

  13. Amandine dit :

    Très sympa ton article!
    J’ai les mêmes loisirs que toi. A la différence que j’ai commencé par le tricot en autodidacte, il y a plus de 10 ans, et j’apprends depuis 1 an la couture.
    Je me retrouve complètement dans tes difficultés avec tes ouvrages de tricots, j’ai mis du temps avant de faire autre choses que des écharpes. Il faut dire que j’ai un handicap: je n’aime pas suivre les modèles de tricot. J’aime apprendre de nouvelles techniques puis de me créer mes propres modèles!
    La prochaine technique que je voudrais maîtriser c’est le top down! j’ai horreur de coudre mes tricot.
    J’aime beaucoup tes gilets, je vais aller faire un tour sur les liens que tu as cité.

  14. Cécile dit :

    Ah, c’est chouette de te lire…
    Le tricot, j’ai fait plusieurs tentatives quand j’étais au lycée (et pensionnaire, à l’époque où je n’avais pas de téléphone et où il n’y avait pas la télé dans le foyer…). Je voulais m’occuper. Ma mère m’a appris à tenir les aiguilles, et le point mousse pour me faire une écharpe. Catastrophe, il y avait plus de trous que de mailles, et tricoter une écharpe en point mousse dans un reste de laine qu’on n’aime pas, rien de plus déprimant. J’ai abandonné pendant longtemps, contrairement à la couture, que je pratique toujours depuis mon adolescence…
    Bref, j’avais décrété que le tricot, ce n’était pas pour moi (et je me reconnais beaucoup dans ce que tu décris de l’impatience..).
    Il y a 3 ans environ, quand ma fille est née, ma mère s’est mise à tricoter de la layette de manière frénétique. Ça paraissait tellement rapide et facile, que je me suis que j’étais idiote de ne pas retenter. J’ai tricoté un modèle Marie Claire Idées qui s’est avéré trop petit pour moi (et que j’ai tâché avec un feutre indélébile alors qu’il n’était pas encore assemblé, les boules), mais ça ma relancée. Et puis j’ai découvert les joies des aiguilles circulaires et du top-down, et là, révélation : tricoter c’est cool, on n’est pas contraintes de faire du Phildar années 80-90 de môman, et en plus y’a pas besoin d’assembler ensuite. Pour les laines pareils, avec Internet et les salons, j’ai découvert plein de jolis fils, pas toujours bon marché mais tellement chouettes à toucher/admirer/tricoter. Et comme j’ai un boulot où je me paie des lapins assez fréquemment, ça m’occupe pendant les pauses forcées, c’est pratique à emporter, bref, maintenant je ne pourrais plus ne pas avoir de tricot en cours !

  15. Cassiope dit :

    Merci pour ton partage, pour toutes ces explications et le liens sur les tricots en anglais. Je vais m’y mettre, il y a tellement plus de choix et j’ai très envie d’essayer la méthode top down. Jje n’aime pas les coutures en tricots même si je les fait à la machine (c’est mieux fini) et puis j’ai les bras un peu courts (je suis petite) et je dois toujours diminuer la longueur mais c’est difficile quand on ne sais pas exactement comment va se placer l’épaule. Je voulais acheter le livre vendu sur le site d’Annette Petavy Design car j’aime beaucoup Imogène et d’autres gilets femme aussi mais avec la traduction et le port j’en ai pour 41 euros !
    Avant je tricotais toujours des modèles Bergère de France (il y a une boutique près de chez moi) mais je ne veux pas de synthétique et ils ont très peu de pure laine donc le choix était très limité. Puis un jour j’ai découvert les laines Drop fantastiques et leurs explications gratuites en plus. Mais bizarrement il y a toujours des soucis avec les échantillons ça ne tombe jamais juste, alors qu’en Bergère de France c’était toujours pile poil !
    A propos d’échantillons, merci pour la photo des tiens. C’est bête mais je n’ai jamais pensé à faire quelques mailles en point mousse autour du jersey donc mes échantillons roulent toujours et c’est difficile à mesurer. Je n’ai jamais pensé à les laver non plus, d’ailleurs, heureusement je n’ai jamais eu de problème au lavage. Je lave toujours mes pull en machine (y’a déjà bien assez de corvées comme ça on ne va pas en inventer d’autres) mais à froid pas à 40 et avec un produit spécial laine. Je n’achète jamais de laine qui ne passe pas en machine, même si elles sont belles, je sais que je ne porterai pas le pull à l’idée de devoir la corvée ensuite. Dorénavant je laverai mes échantillons, on ne sait jamais.
    Je tricote depuis mon adolescence (ça fait trèèèèèèèèès longtemps) principalement pour moi ou mes enfants avant, mais 1 ou 2 pulls par an en général, en automne principalement. Je couds aussi, avant je cousais beaucoup puis j’ai petit à petit arrêté faute de patrons corrects (ral le bol des Burdas toujours trop grands et pas toujours confortables) et je ne m’en sortais pas avec le jersey , l’an passé grâce à Internet j’ai appris à dompter le jersey et grâce à des blogs sympas (dont le tiens !) j’ai découvert Deer&Doe et d’autres qui m’ont redonné le gout de la couture. Youpie !

  16. Marie-Hélène dit :

    Bonsoir,

    Alors moi j’ai commencé le tricot, je ne me rappelle pas, c’était un pull jacquard de Bergère de France, qu’est-ce que j’en ai vu, mais qu’est-ce que je l’ai porté, des années. Depuis j’ai toujours plus ou moins tricoté. Plusieurs modèles à la fois. J’ai eu un passage à vide il y a quelques temps et je n’arrive pas à finir les tricots commencés… J’ai beaucoup tricoté pour moi, pour mon mari, les enfants petits jusqu’à ce que je me rende compte qu’ils ne prenaient pas ce que je faisais alors j’ai attendu jusqu’à ce qu’un de mes fils me demande une veste, un pull camionneur, … Cet hiver j’ai fait un modèle sur internet avec de la laine acheté sur internet aussi, j’ai adore, mais aie j’ai développé une tendinite donc il va falloir attendre pour finir. Je vais aller voir ton dernier gilet, il y a de quoi me faire envie. La couture j’en fais beaucoup mais beaucoup des accessoires, c’est toi qui m’a donné envie de me remettre à me faire des habits, j’ai acheté un patron, reste plus qu’à… Merci pour tes articles et tes photos qui nous font baver. A bientôt

  17. Evelyne dit :

    je ne dirais pas tricopathe mais plutôt tricophile!
    il y a très, très longtemps que je tricote, je crois en fait être née avec des aiguilles à tricoter dans les mains! j’ai abandonné un moment, les enfants ne voulant plus mettre de pulls faits mains, mais j’ai repris de plus belle! Par rapport à la couture, il est plus facile de sortir son tricot juste pour une demi-heure, dans les transports en commun ou les salles d’attente.

  18. Liloo looli dit :

    J’adore ton article! Il me parle beaucoup !
    Je suis loin d’être aussi productive que toi 🙂 mais le tricot occupe aussi une grosse place dans ma vie.
    Ça me permet de me relaxer le soir et puis on peut le sortir n’importe où et juste tricoter 5min si on veut (devant une série c’est le summum 🙂 ).
    Pour la couture c’est un peu plus compliqué et j’ai moins de patience je trouve! (Même si j’adore ça!)

    En tous cas ton article est très sympa!!! Et c’est ton blog qui m’a donné (entre autre) envie de me mettre au tricot il y a quelques années! Donc je te dis merci 🙂

    Bises
    Lysiane

  19. bycorte dit :

    j’aime beaucoup ton article
    Je me retrouve beaucoup dans ton cheminement (je préfère avoir mes aiguilles circulaires entre les doigts en ce moment que du tissu).
    Par contre je ne lave jamais mes échantillons. Après je fais attentions quand j’achète ma laine de prendre des versions qui passent en machine (déjà que je ne bloque pas!!!!)
    Je te rejoins sur les montages des pulls type phildar, j’y arrive pas non plus. Je reste encore sur des patrons en français.
    Il faut que je regarde In the loop pour les patrons anglais (d’ailleurs depuis que j’ai regardé les tutos sur ravelry, je comprends beaucoup plus de chose, entre autre l’histoire des stocks de laine).

    J’espère faire d’aussi joli tricot que toi sous peu.

  20. Vanessa dit :

    Très sympa cet article !
    Pour ma part je tricote et je couds, et si je devais dire si je suis plutôt couture ou plutôt tricot je dirais moitié moitié. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Avant j’étais plutôt tricot et beaucoup moins couture. Je trouvais le tricot beaucoup plus facile : moins de problèmes d’ajustements, plus de facilité à corriger si besoin, on peut tricoter n’importe où (le tricot se transporte facilement) et n’importe quand ( et hop 2 rangs avant de partir à un rdv) …

    Et puis il y a deux ans à noël (en 2014 donc) je me suis fait offrir le livre de Tilly Walnes et là ce fut la révélation : je pouvais coudre lentement, prendre mon temps, soigner les finitions et aussi coudre par petits bouts (et si j’épinglais la parementure avant de partir à mon rdv ?).
    Aujourd’hui je me fais plaisir en cousant : je soigne les détails, j’apprends des techniques, je rêve des heures sur les patrons et mon stock de tissus de la même manière que je passe du temps sur ravelry et au milieu de mes pelotes.
    J’ai l’impression d’avoir trouvé un équilibre entre tricot et couture qui me permet d’avancer sur les deux tableaux. Je leur consacre des temps bien distincts : en soirée devant la tv ou en sortie c’est tricot, en journée à la maison c’est couture.

  21. little something dit :

    Je crois que le tricot ne réussira jamais à supplanter la couture, dans mon cas. Je sais tricoter des choses pas trop difficiles, mais j’ai toujours le sentiment d’être une grande débutante. Le drame, c’est quand je fais une erreur car j’ai toujours du mal à défaire les rangs.
    Quant au modèles en anglais, j’ai un peu honte, parce qu’ils me fichent la trouille … alors que je suis prof d’anglais !!! ça craint un peu quand même, non ?!

  22. C&M dit :

    quelle kamikaze tu fais! j’ai noté les références de ton imogen il est parfait…en tricot j’ai des déboires comme en couture mais c’est plus dur à accepter quand on y a passé des mois (je tricote par ci par là, ça avance très lentement ) la laine de mauvaise qualité….et celle tricotée en double plus jamais!

  23. Valérie dit :

    Coucou ma belle, je te remercie pour ton clin d’oeil ça me touche beaucoup ! Et oui tjrs accro au tricot… Parfois je lève les yeux de mes actes et regarde par la fenêtre en me disant « bon sang qu’est ce que j’aimerais tricoter en ce moment…  » puis je reprends mes actes…
    Et à la maison avec mes deux loulous agités en bas âge je ne touche plus terre, il n’y a plus guère de loisirs dans ma vie!
    J’attends avec impatience d’avoir un peu de temps pour moi… J’ai trouvé de si jolis modèles à leur tricoter que j’en suis frustrée !
    Je suis heureuse de t’avoir retrouvée il y a plusieurs semaines, sache que durant toures ces années je t’ai suivie sur tes 2 blogs sur Pinterest et c’est Instagram qui nous a réunies ! Vive les réseaux sociaux finalement ils n’ont pas que de mauvais côtés !
    A très vite!
    Bisous bisous et bon tricot!

  24. Catherine dit :

    Bonjour Sandra
    Je me retrouve complètement dans ton article. Tu as décrit avec de très jolis mots tout ce que je ressens dans le tricot. Au passage, j’en profite pour te dire à quel point j’apprécie aussi tes articles coutures, précis, instructifs et sans complaisance excessive pour les créatrices de patron. les blogueuses qui ne se pâment pas d’admiration à chaque sortie de patron indé deviennent rares !
    Concernant le lavage des tricots en machine (pour ceux où c’est explicitement autorisé),avec mon programme laine je baisse la température à 20° et l’essorage à 800 tours/minute. En effet la température de l’eau doit être la plus proche possible de la température ambiante et la laine supporte mal le battage. Sinon ça donne de la laine foulée ! Comme ça je n’ai jamais eu de problème de feutrage.
    Au plaisir de continuer à te lire, bonne journée
    Catherine

  25. catherine dit :

    Merci beaucoup pour ce partage : j’ai eu beaucoup de plaisir et d’intérêt à lire les réflexions inspirées par ton expérience. Ma grand-mère m’a appris à manier des aiguilles droites il y a presque quarante ans, j’avais 6 ans… Aujourd’hui, je continue de tricoter sur des aiguilles… circulaires et ai tricoté mon premier échantillon il y a 3 mois !
    Je partage tes conclusions, je me reconnais dans ton récit. Je découvre ton blog avec beaucoup de bonheur : merci pour ce temps et cette expérience que tu nous proposes

  26. Aline dit :

    Et bien moi qui réfléchissais depuis un moment pour m’y remettre sérieux en apprenant la méthode continentale, ça me redonne vraiment envie… Merci de partager ton expérience.

  27. Suzanne dit :

    Merci Sandra de partager tout ceci avec nous ! Le tricot me tente depuis des années… Je ne sais faire que des lignes droites au point mousse… Mais tes articles et posts sur Instagram de motivent ! Je suis en train de faire un trendy châle, je viens d’apprendre à augmenter les mailles. C’est peu mais c’est un début !! Merci pour tes bons plans pour de premiers tricots… Malheureusement le livre n’est dispo qu’en version numérique et je voudrais avoir un livre pour éviter de passer encore plus de temps devant un écran ! Je continue mes recherches! Mais vraiment un grand merci, tu es très très inspirante que ce soit en couture ou en tricot! Merci pour tes longs articles très complets ! Bonne journée!

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